Les télétravailleurs sont particulièrement exposés aux maux mentaux. Il y en a un que je crains tout spécialement : la déprime saisonnière. Mais si, vous savez, ce coup de blues qui vous prend quand les jours commencent à raccourcir et les températures à baisser. Vous êtes moins motivé·e·s, vous avez moins d’énergie, vous ressassez plus…

Pas de recette miracle pour y échapper, mais quelques petits conseils pour celles et ceux qui, comme moi, y passent tous les ans.

(Attention : dans ses manifestations les plus graves, la déprime saisonnière est une véritable maladie et vous devez chercher l’aide d’un médecin.

1. Ralentissez le rythme

Reconnectez-vous à votre moi intérieur. Prenez exemple sur la nature, qui… Non, pardon, je m’égare. Ralentir le rythme va tout simplement vous permettre de dégager du temps pour faire des activités qui vous procurent de la joie. Que ce soit coconner dans un plaid avec un bon livre et une tasse de thé pendant votre pause de l’après-midi (parce que vous faites des pauses, n’est-ce pas ?), aller vous promener avec vos enfants ou faire des loisirs créatifs, nous avons tous un petit dada qui nous rend invariablement heureux. Simplement, nous ne prenons pas toujours le temps de nous y consacrer. Pire, nous estimons parfois que tant que le travail n’est pas terminé, nous n’avons pas le droit de nous y consacrer. Et comme il y a toujours une nouvelle tâche à accomplir, nous laissons de côté ce péché mignon.

2. Profitez au maximum du dehors.

Si, comme moi, vous avez besoin d’une raison pour mettre le nez dehors en semaine (aller chercher le pain, rendre un livre à la médiathèque, etc.), il y a de grandes chances pour que vous manquiez de lumière naturelle et de vitamine D. Dix à quinze minutes d’ensoleillement par jour suffisent pour synthétiser cette dernière. Cela paraît peu, mais je dois bien avouer que si l’on calcule une moyenne, je suis certainement en dessous. Hélas, ces deux « carences » nous rendent plus sujets aux baisses de moral.

En automne et hiver, je cherche donc des « prétextes » pour m’obliger à accomplir ce petit effort, même quand il fait 5°C dehors. Aller faire mes courses à pied avec mon caddie, marcher jusqu’à mon cours de yoga plutôt que de prendre le tram, ou encore rejoindre mon conjoint en centre-ville pour un peu de lèche-vitrines, me permet alors de profiter de la lumière même lorsqu’il fait gris, et je me sens mieux armée pour combattre les petits tracas de l’hiver.

3. Entourez-vous bien.

Un peu de compagnie peut aider à chasser les idées noires. Vous avez sûrement au moins un·e collègue vers qui vous tourner pour papoter un peu ? Pourquoi ne pas lui proposer un déjeuner en ville avec vous ? À défaut, envoyez-lui un petit message pour prendre de ses nouvelles et discuter de sujets légers, vous vous sentirez tout de suite moins seul·e !

De manière générale, n’oubliez pas de vous protéger : ce n’est pas parce qu’on fait du télétravail que l’on doit rester isolé tout le temps. C’est l’un des avantages d’avoir adhéré à la SFT : je connais plusieurs collègues avec qui je m’entends, à qui je peux parler de temps à autre et que je rencontre régulièrement par le biais du syndicat.

 

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