Quand on est traducteur, la formation est primordiale : la plupart des traducteurs sont des traducteurs techniques, qui doivent donc rester à la pointe dans leur domaine technique de prédilection. Notamment pour des questions de terminologie : les jargons évoluent sans cesse et très vite, ce qui fait que l’on peut vite être dépassés.

A ce titre, les MOOCs (pour Massive Open Online Courses, ou cours en ligne ouverts à tous) peuvent être une vraie mine d’or pour nous. Ils sont la plupart du temps gratuits, sur des sujets extrêmement variés et chapeautés par des universités, donc plutôt dignes de confiance.

Pour l’instant, j’ai testé trois plateformes différentes : Khan Academy, Coursera et Fun University. Je vous livre ici mon ressenti général.

Inconvénients

  • La monotonie : presque tous les MOOCs que j’ai eu l’occasion de tester étaient composés entièrement de vidéos, qui plus est, de vidéos « animées » par la même personne. Vous pouvez avoir la voix la plus agréable du monde, si je dois vous écouter parler du même sujet pendant 3 ou 4 heures, je vais finir par m’ennuyer. La seule exception ? Un cours sur l’histoire des États-Unis, composé à la fois de vidéos avec au moins trois intervenants différents et de textes.
  • Le manque de technicité : cela peut aussi être vu comme un avantage puisque cela facilite l’accessibilité, mais je trouve que certains ne sont pas assez approfondis, sous couvert de vulgarisation. Résultat, on n’en apprend pas autant qu’on le voudrait. Et les traducteurs n’ont pas forcément autant de vocabulaire technique à se mettre sous la dent que ce qu’ils attendaient en s’inscrivant. Dommage.
  • Des cours trop académiques : le problème inverse, donc. Je ne suis pas allée au bout d’un MOOC sur le développement durable car les deux premières heures s’intéressaient beaucoup trop aux courants philosophiques ou économiques à l’origine du développement durable, alors que je cherchais plutôt un cours parlant d’actions innovantes à mettre en place, d’expériences inédites menées dans d’autres pays… Je cherchais du concret, j’ai eu du cours magistral, j’ai donc passé mon chemin.

Avantages

  • Un contenu très accessible : la plupart du temps, il n’y a pas de pré-requis. C’est agréable quand on cherche à en savoir plus sur un sujet sans forcément vouloir creuser très en profondeur.
  • Du contenu gratuit : sauf le certificat de suivi qui est souvent payant mais totalement facultatif, les MOOCs sont gratuits. Pratique pour se cultiver !
  • Les quizzes et autres évaluations : à la fin de chaque semaine (voire de chaque vidéo pour certains MOOCs), il faut répondre à quelques questions, ce qui permet de revenir sur certains points, de faire un peu d’auto-évaluation et, dans le cas des essais, d’exprimer notre point de vue et de remobiliser immédiatement le contenu du cours
  • Un bon outil de compréhension orale : si le MOOC est dans une langue autre que sa langue maternelle, cela ne fait jamais de mal d’entendre l’une de ses langues sources et de s’entraîner un peu à la compréhension orale.

Certaines agences (ce qui est tout à leur honneur) demandent à leurs traducteurs, en plus de leur CV, quelles actions ils ont récemment mis en place pour se former, que ce soit en traduction ou dans un domaine technique. Les certificats que délivrent les plateformes de cours en ligne, pour quelques dizaines d’euros, peuvent être un plus lorsque l’on travaille avec ces agences, afin de prouver que l’on a bien suivi le cours cité.

De même, cela rassure les clients, entreprises ou particuliers, que le traducteur puisse justifier d’une formation continue, autre que le(s) diplôme(s) éventuel(s).

Facebooktwitterlinkedin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *